À 12 ans, j'administrais le réseau familial comme une entreprise.Je n'ai jamais arrêté de construire depuis.
Fondateur, intrapreneur, dirigeant — dans cet ordre, puis dans le désordre.
Ce qui n'a jamais changé : je pense en systèmes, je construis pour des humains.
Ce que je crois
Une organisation est un système. Mais un système n'a de valeur que par ce qu'il libère chez les gens.
J'ai vu des équipes brillantes s'épuiser à compenser des systèmes mal conçus. Et des équipes ordinaires accomplir des choses remarquables parce que le système travaillait pour elles — pas contre elles. Automatiser la friction, jamais le jugement. Outiller les gens, jamais les remplacer. C'est ma seule doctrine, et elle vaut pour une infrastructure, un produit, ou une entreprise de mille personnes.
L'IA porte cette doctrine à une échelle inédite. Ceux qui la comprennent de l'intérieur — en la manipulant, pas en la commentant — construisent aujourd'hui un avantage que les autres mettront des années à rattraper.
C'est là que je passe mes journées. Et souvent mes nuits.
Ce que j'ai construit — et comment
01 — EN FONDANT
Convergent Galaxy. Time2Dream. Culture Tech. Et aujourd'hui ownward et edorma.
J'ai créé des entreprises à chaque étape de ma vie — certaines ont grandi, d'autres m'ont appris. Le réflexe est toujours le même : voir un problème mal résolu, refuser l'état de l'art, construire la version qui devrait exister.
02 — EN TRANSFORMANT DE L'INTÉRIEUR
Dragonfly, puis un groupe de 1,5 Md€.
L'intrapreneuriat est le sport le plus dur : innover avec les contraintes d'un grand groupe et l'impatience d'un fondateur. J'y ai piloté des transformations complètes — portefeuille de marques, gouvernance, systèmes d'information — en traitant l'organisation comme un produit : données, itérations, instrumentation.
03 — EN DIRIGEANT
CEO pendant plus de dix ans, membre de comités exécutifs, P&L en main.
Des équipes multi-sites, des milliers d'utilisateurs finaux, des dizaines de millions d'euros de flux. Et une particularité qui déroute parfois : je n'ai jamais lâché la technique. Je lis les schémas d'architecture avant les slides. Je sais ce que coûte une infrastructure — on-prem ou cloud — parce que j'en ai conçu, opéré, migré. Un dirigeant qui sait construire ne se fait raconter ni les délais, ni les budgets, ni les impossibilités.
Comment je travaille
La tech n'est pas mon secteur. C'est ma façon de travailler.
Dans mes rôles les plus business, les plus ops, les plus exec — j'ai continué à coder, automatiser, prototyper. Mon stack personnel fait tourner des organisations entières : APIs, agents IA, automatisations de bout en bout, du contrat à la facturation. Non pas parce qu'il le faut, mais parce que construire soi-même est la seule manière de décider vite et juste.
> Je prototype avant de spécifier.
> Je mesure avant de trancher.
> Je supprime avant d'ajouter.
> Je parle aux équipes techniques dans leur langue — c'est aussi la mienne.
Le reste du temps
Backstage. Je suis obsédé par le monde du spectacle vivant — pas la scène : les coulisses. Son, lumière, vidéo, automation, en production comme en live. Un concert est un système temps réel où mille choses peuvent échouer et où rien ne doit se voir. C'est la plus belle école d'ingénierie que je connaisse.
Art contemporain. Je collectionne. L'art m'apprend ce que la tech oublie : qu'une chose peut être essentielle sans être utile.
Géographies. Grandi en France. Travaillé et vécu à San Francisco, en Espagne, en France. Établi aujourd'hui en Suisse, à Bâle — entre trois frontières, ce qui me ressemble.